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Corps Lumineux

Respiration Physiologique

Comprendre la mécanique respiratoire du souffle

EN CONSTRUCTION --> lien audio + vidéo

La respiration est un mouvement intime, souvent oublié parce qu’il est permanent.

Derrière ce geste automatique se cache une mécanique fine, coordonnée, capable d’influencer profondément l’état du corps et de l’esprit.

​Comprendre les cycles respiratoires permet de mieux visualiser ce qui se joue plus de 20 000 milles fois par jour. 

​NouN vous propose d’en comprendre les bases, la clé et les alliés insoupçonnés pour mieux l’expérimenter. 

La respiration est une véritable boussole intérieure.

Les muscles périphériques qui "aspirent l'air"

Les poumons sont des organes mous, spongieux et élastiques. Ils ne possèdent aucune structure rigide leur permettant de conserver leur volume par eux-mêmes. C’est un ingénieux système de sous-vide entre la membrane pulmonaire (la plèvre) et la cage thoracique (côtes et sternum) qui maintient les poumons déployés.

​On peut le visualiser comme un ballon de baudruche dégonflé, dont la membrane serait délicatement «collée» à la paroi thoracique, l’empêchant de s’effondrer.

​Contrairement au cœur ou aux intestins, les poumons ne contiennent aucune fibre musculaire. Ils dépendent entièrement de la coordination des muscles respiratoires qui les entourent.

​Les côtes, véritables barreaux de la cage thoracique, peuvent s’écarter et se soulever grâce : 

    • aux muscles intercostaux
    • aux muscles du cou
    • aux muscles abdominaux

​Ces muscles modifient le volume de la cage thoracique, créant un appel d’air vers les poumons. On peut les comparer à un accordéon : lorsque l’instrument s’étire, l’air entre naturellement ; lorsqu’il se resserre, l’air est expulsé. 

​Mais le rôle principal revient à un muscle clé : le diaphragme. Ce large muscle en forme de parachute sépare le thorax de l’abdomen. 

​Lorsqu’il se contracte, il s’abaisse, comme le piston d’une seringue que l’on tire : cela crée une dépression qui permet à l’air de pénétrer naturellement dans les poumons.


La respiration est donc un mouvement global, multidimensionnel et coordonné

Cœur - Poumons : une équipe vivante


Les poumons travaillent en lien étroit avec le cœur. Les premiers assurent les échanges gazeux. Le second distribue l’oxygène et récupère le dioxyde de carbone dans tout l’organisme.

​Ces deux organes ajustent en permanence leur rythme à l’expérience vécue. Courir, se reposer, vivre une émotion intense : tout modifie la demande énergétique. Ces ajustements se font automatiquement, sans intervention consciente.

​Le cœur bat sans que nous ayons à le diriger. En revanche, la respiration, elle, peut devenir consciente. En modulant volontairement le souffle, il devient possible influencer indirectement le rythme cardiaque.

​Un passage discret, mais précieux, entre le volontaire et l’involontaire.

Deux "modes" complémentaires


​Le système cardio-respiratoire appartient au système nerveux autonome. Celui-ci régule les fonctions automatiques de l’organisme et oriente l’énergie selon le contexte. 

​Deux grands modes se relaient :

    • Orthosympathique :
      vigilance, mobilisation, action
      (par exemple lorsque nous devons réagir rapidement)
    • Parasympathique :
      récupération, digestion, réparation
      (lorsque le corps peut se relâcher)

​En portant attention à la manière dont nous respirons, il devient possible de lire l’état interne du corps. Un souffle court, saccadé ou bloqué indique souvent une tension, un stress ou une mobilisation excessive du système orthosympathique. Alors qu'un souffle ample et fluide témoigne au contraire d’un état plus relâché, le corps est en mode parasympathique.

​Dans cette observation consciente, la respiration devient un indicateur fiable. Elle ne donne pas de verdict, mais renseigne sur où nous en sommes.

La Clé parasympathique : notre boussole


Les fonctions parasympathiques soutiennent les processus profonds et subtils du corps. Elles sont essentielles à la digestion, à la régulation hormonale, à la réponse immunitaire ou même à la reconstitution des réserves énergétiques.

​Favoriser ce mode apporte souvent un mieux-être immédiat : la pression artérielle diminue, le rythme cardiaque ralenti, la perception s’éclaircit. 

Respirer profondément et consciemment envoie au corps un message simple : tu peux t’apaiser.

Le système parasympathique devient alors un outil précieux : une boussole interne. Il ne force rien, mais oriente doucement vers la détente, la clarté et une forme de justesse intérieure.

Respirer façon NouN


​Avant toute recherche d’optimisation, NouN invite à une question fondatrice : comment est-ce que je respire, maintenant ?

Observer sans corriger. Écouter sans interpréter.

Un premier exercice guidé propose cette exploration simple et consciente. (ICI) Dans un second temps, l’expérience peut s’approfondir :

    • comment apporter au corps un maximum d’oxygène avec un minimum d’effort ?
    • comment valoriser une Respiration Juste, soutenante et libératrice ?

Les allier insoupçonnés : les abdo et le périnée


La respiration est aussi une affaire de pressions internes. Entre la cage thoracique et l’abdomen, l’air modifie les équilibres.

​Ce jeu de pressions implique :

    • l’élasticité des abdominaux qui vont se déployer lors de l’inspiration et se contracter pour favoriser l’expulsion de l’air lors de l’expiration.
    • mais aussi celle des muscles du périnée. Leurs formes en hamacs soutiennent, équilibrent, accompagnent la respiration profonde.

​L’intégrer ces deux zones à l’exploration respiratoire permet une sensation d’unité, de stabilité et de cohérence corporelle.


Esprit Noun Artesâm by Julie

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